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Dossier Les secrets d'une puissance Comment met-on les Téfilines ? Le détournement de la pensée L'enlèvement des Téfilines On enlève les Téfilines debout. On défait les tours du doigt et deux ou trois tours du bras. On enlève d'abord le Téfiline de la tête et ensuite celui de la main, car il est écrit : "et ils seront en ornement entre tes yeux". (Deut.VI,8). De ce qu'il est écrit "ils seront" au pluriel, nos Maîtres ont déduit que tout le temps où l'un est "entre tes yeux", les Téfilines en place doivent être deux. C'est pourquoi on met d'abord celui de la main et onenlève d'abord celui de la tête. Ainsi pendant tout le temps où l'on porte celui de la tête, on porte aussi celui de la main. Il y a lieu d'enlever le Téfiline pour la tête, de la main gauche qui est la main la plus faible, pour montrer qu'il est pénible de les enlever, parce que le commandement est de garder sur soi les Téfilines toute la journée. Mais parce que nous n'avons pas le corps pur, nous les ôtons immédiatement après la prière. On n'enlève pas les Téfilines devant un Séfer Torah (rouleaux de la Loi), ni devant son maître, mais on se tient à l'écart. L'honneur dû aux TéfilinesOn met les Téfilines debout. Il ne faut pas les sortir de leur sac en le secouant, ce qui serait un signe de mépris pour le commandement, mais les prendre à la main. Un usage des Sages est d'embrasser les Téfilines au moment où on les met et au moment où on les enlève. Il ne faut pas enlever le talit avant d'avoir ôté les Téfilines. C'est un bon usage de les toucher quand on dit le verset suivant des Psaumes : "ouvre Ta main, (on touche le Téfiline du bras) et rassasie avec bienveillance tout être vivant" (on touche le Téfiline de la tête). (Psaume 145/16); quand on dit la bénédiction introductive aux bénédictions du Chéma : " béni sois-Tu Eternel, notre D.ieu, Roi de l'univers, qui crée la lumière (on touche le Téfiline du bras) et qui crée l'obscurité (on touche le Téfiline de la tête) qui fait la paix et qui crée tout"; quand on mentionne également le commandement des Téfilines au cours de la lecture du Chéma. Quand on dit "et tu les attacheras en signe sur ta main", on touche celui de la main et on l'embrasse. Et quand on dit " et ils seront en ornement entre tes yeux", on touche celui de la tête et on l'embrasse (on embrasse le bout des doigts qui ont touché les Téfilines). On place les Téfilines dans leur sac, de façon à extraire le lendemain celui de la main d'abord. Il ne faut pas poser celui de la main sur celui de la tête, puisque la sainteté de celui de la tête est supérieure à celui de la main, mais on placera l'un à côté de l'autre. (...) Horaires à partir desquel il est permis de mettre les TéfilinesCes horaires ne sont valables que pour Marseille et sa région. Ceux qui, en hiver, seraient dans l'impossibilité de prier avec les Téfilines en respectant l'horaire habituel de l'aurore, (voir ci-dessus) peuvent exceptionnellement devancer d'une vingtaine de minutes l'heure limite indiquée. On pourra les porter jusqu'au coucher du soleil conformément au verset (Exode XIII 10) : "Tu observeras ce statut de jour en jour" (il s'agit des Téfilines). Toutefois, si pour une raison quelconque, il n'a pas été possible de le faire le matin, on peut les mettre plus tard dans la journée. Mais, en tout état de cause, il faudra les mettre impérativement avant le coucher du soleil. La vérification des TéfilinesQuand les Téfilines sont présumés conformes à la règle, tout le temps que les boîtes sont intactes, on considère qu'il en est de même pour les parchemins de la Torah, et ils n'ont donc pas besoin de vérification. Cependant, par hidour mitsvah (embellissement de la mitsvah) il est fondé de les examiner une fois par an car ils peuvent s'abîmer parfois à cause de la transpiration. En général, il est judicieux de les vérifier deux fois en sept ans. De même, si la boîte est déchirée, les parchemins ont aussi besoin d'un examen; de même s'ils sont tombés dans l'eau. Cependant, s'il n'y a personne qui sache les examiner et les recoudre, on les laissera tels quels, sans examen, pour ne pas être empêché d'accomplir le commandement des Téfilines, mais on ne dira pas de bénédiction (Pri Megadime). (...) La fabrication des TéfilinesNos Sages ont énoncé dix conditions pour la confection des Téfilines du bras et du front; elles sont toutes fondées sur une tradition remontant jusqu'à Moché Rabénou, et toute modification de l'une de ces conditions rendrait les Téfilines impropres à l'usage. Le Téfiline du bras Les Téfilines de D.ieu |