Lettres du Rabbi ( tirées d'Imminence Magazine n°2, n°8 )
Lettres du Rabbi
Erets Israël : sainteté et vocation
Détroit, Michigan 5734 (1973 – 1974). Madame, J’accuse ici réception de votre lettre. Il n’est probablement pas nécessaire de remarquer que les événements ayant cours en Erets Israël et ceux ayant trait à Erets Israël se produisent a un tel rythme et sont si changeants qu’il devient difficile d’exprimer une opinion sur une situation donnée, en réponse à une lettre envoyée voici quelques jours et qui est appelée a parvenir à son destinataire quelques jours plus tard. Le fait est qu’en une semaine, les choses se modifient et parfois, de façon significative. (...) Téléchargez la version intégrale
Sur une feuille de papier
Vous me dites que vous avez des difficultés à mettre en pratique la Mitsva d'aimer votre père, de sorte que votre comportement, envers lui, n'est pas positif. Vous recopierez intégralement sur une feuille de papier le Commandement "Honore ton père" et vous garderez toujours cette feuille dans votre poche, sauf, bien évidemment, pendant le Chabbat. De temps à autre, vous la lirez. Vous ferez tout cela jusqu'à la prochaine fête de Chavouot. (Réponse du Rabbi, transmise par le Rav B.Klein) Téléchargez la version intégrale
Pour éviter les disputes
A notre époque, nombreux sont ceux qui ont fait le choix d'une vie basée sur notre Torah, Torah de vie et sont, en conséquence, confrontés à des problèmes et à des difficultés, du fait des membres de leur famille qui souhaitent les voir revenir sur leur choix. Le moyen le plus sûr et le plus efficace de faire régner la paix est alors le suivant. Tout d'abord, il ne faut pas engager le dialogue, à ce sujet, afin d'éviter les disputes. De plus, il ne faut pas s'affecter des vexations, d'autant que celles-ci ne sont, en fait, que l'expression d'un espoir qu'un écart par rapport à la Torah et aux Mitsvots pourra être constaté. Enfin, il convient d'étudier la Torah avec la plus grande ardeur. Votre réussite, en ma matière, sera la réponse la plus éclatante à toutes les objections et, au final, celle-ci sera acceptée par ceux qui vous critiquent. (Lettre du Rabbi, lettre n°7528) Téléchargez la version intégrale
Le mérite de l'homme
Vous m'écrivez que l'on vous propose un parti qui vous convient en tout point et il semble que cet accord soit réciproque. Néanmoins, vous me dites que, dans votre pays d'origine, certains évitaient d'épouser une femme divorcée. Il est vrai que l'on trouve une telle affirmation dans quelques livres, mais il en était ainsi seulement à l'époque et dans quelques situations bien précises. Il n'en est pas de même, à l'heure actuelle, d'autant qu'il s'agit, en l'occurence, d'une femme vertueuse. A mon avis, il faut accepter cette proposition. Nos Sages disent que la seconde épouse dépend du mérite de l'homme. En conséquence, vous intensifierez votre étude de la partie révélée de la Torah et de son enseignement profond, c'est-à-dire de la 'Hassidout, de même que votre pratique des Mitsvots de la meilleure façon. Jusqu'à votre mariage, qui sera célébré en un moment bon et fructueux, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka, chaque jour de semaine, avant la prière. Et D.ieu vous accordera le mérite de bâtir votre foyer, qui sera un édifice éternel, une maison 'hassidique. Vous connaissez le récit de nos Sages, dans le Midrach Béréchit Rabba, à la fin du chapitre 17, selon lequel une femme vertueuse, qui était divorcée, se remariera avec un homme dont la situation était peu enviable et elle en fit un juste. (Lettre du Rabbi, lettre n°2846) Téléchargez la version intégrale
Conscience du Médecin
Nos maîtres citent le commentaire suivant : "Guérir, il le guérira : On ne peut en déduire que le médecin a été autorisé à guérir". Mais, l'on peut ainsi courir le risque de s'en remettre totalement au médecin, au point d'oublier l'intervention divine. C'est pour cette raison, d'après certains avis, que 'Hizkyahou cacha le "livre des guérisons". Un médecin doit donc avoir conscience qu'il est l'émissaire de Celui "Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles", de l'Eternel notre D.ieu. En pareil cas, ce risque disparaît et ses traitements seront efficaces. Que D.ieu vous accorde la réussite, afin que vous soyez l'émissaire judicieux, pour guérir les maux des hommes que la divine Providence vous confie. (Lettre du Rabbi, Likouteï, tome 36, page 272) Téléchargez la version intégrale
La présence du mari dans la salle d'accouchement est interdite
Un injection épidurale dans la colonne vertébrale, destinée à réaliser une anesthésie locale, afin de diminuer la douleur d'une femme qui accouche, ne pose pas de problèmes, dès lors que le médecin considère que celle-ci est nécessaire. En revanche, la présence du mari, non seulement dans la salle d'accouchement, mais aussi dans la salle de préparation, lorsque la femme a des contractions, est interdite. Il s'agit même d'une interdiction grave. (Réponse du Rabbi, transmise par Rav Y.L.Groner) Téléchargez la version intégrale
Rapprocher les autres Juifs et D.ieu viendra en aide !
Vous me dites que la réception de ma lettre vous a encouragé, ce qui a eu un effet positif sur votre étude de la Torah, votre prière et votre comportement pendant un certain temps. Puis, vous vous êtes affaibli et, depuis lors, vous connaissez des hauts et des bas. C'est donc le découragement qui prend le dessus. J'ai déjà indiqué à plusieurs jeunes se trouvant dans ce cas quelques passages du Tanya, en particulier à partir du chapitre 27, précisant que le découragement et la course après les miracles dans la guerre contre le mauvais penchant ne sont, précisément, qu'une tentation de ce mauvais penchant, l'un des stratagèmes dont il dispose. Le moyen le plus sûr est, d'emblée, de ne pas engager le dialogue avec lui, mais plutôt de renforcer les trois domaines du service de D.ieu que sont l'étude de la Torah, la pratique des Mitsvot et les bonnes actions, en profusion et avec ardeur. En pareil cas, il est certain que l'obscurité diminue, qu'elle est repoussée. Il est dommage de perdre du temps à discuter de tout cela. Quand vous vous servirez de votre capacité d'influencer ceux qui sont plus jeunes que vous, pour les rapprocher de la pratique juive, D.ieu vous viendra en aide. (Lettre du Rabbi, 5 Mena'hem Av 5715 - 1955) Téléchargez la version intégrale
Ne pas croiser les doigts
Vous m'avez adressé une coupure d'un journal, dans laquelle figure une photographie de votre épouse et de votre fils. Sur celle-ci, il apparaît que votre épouse croise les doigts. Il serait bon de faire disparaître cette position. (Réponse du Rabbi, transmise par son secrétariat) Téléchargez la version intégrale
Petit à petit
Vous me demandez si vous devez étudier également les passages de la Torah que vous ne comprenez pas encore. Il est bien clair que vous devez le faire. Tout d'abord, vous en comprendrez une partie, par la suite et, quand à ce que vous ne parviendrez pas à saisir, vous connaissez la décision hala'hique de l'Admour Hasaken, à la fin du second chapitre de ses lois de l'étude de la Torah : On doit étudier la Torah, y compris ce que l'on n'en comprend pas. En effet, dans le monde futur, on percevra l'intégralité de ce que l'on a étudié dans ce monde, mais que l'on avait alors pas compris, par manque de moyens." (Lettre du Rabbi, 7 Adar Cheni 5711 - 1951) Téléchargez la version intégrale
Bon voyage
Vous me faites part de votre voyage en avion et vous sollicitez ma bénédiction. Ce voyage se déroulera, en tout point, en un moment bon et fructueux. Sans doute apprendra-t-on les études fixées, au cours de ce voyage, conformément à l'usage qui a toujours été en vigueur. Bien entendu, ceci s'ajoute à la nécessité de dire la prière du voyage. (Réponse du Rabbi, transmise par le Rav B.Klein) Téléchargez la version intégrale
Le message d'en haut !!
Lorsque je reçois quelqu'un dans mon bureau, je me consacre pleinement à lui, je cherche à m'attacher à lui. Lorsqu'il se trouve dans mon bureau, je lui dis ce que, d'en haut on me demande de lui dire ! (Réponse du Rabbi, Kfar'Habad n°685, page 29) Téléchargez la version intégrale
La mission du Rabbi
La mission qui m'est confiée dans ce monde consiste, à mon sens, à faire preuve de bonté et de miséricorde. J'ai accepté ce rôle et j'ai demandé à D.ieu de l'assumer avec bonté et miséricorde. Mon objectif est que vous soyez joyeux, que vous soyez des 'Hassidim. Il vous incombe de prier avec ferveur, d'étudier la Torah, selon le programme de la Yechiva ou même au-delà de ce programme. Et maintenant, allez danser et révélez la joie pour toute l'année. D.ieu fasse que vous, moi et mon beau-père, le Rabbi, nous méritons la venue du Machia'h et la révélation de l'Essence de D.ieu au sein de la matière du monde. (Entrevue accordée par le Rabbi à un élève de la Yechiva, Pessa'h 5712 - 1952, Yemeï Béréchit, page 387) Téléchargez la version intégrale
Un maître et un ami
Vous me demandez si vous pouvez vous contenter de l'étude des livres et des causeries 'hassidiques. Il est bien clair que c'est nullement le cas, car chacun doit avoir des comptes à rendre à quelqu'un qui lui est supérieur et c'est à ce propos que nos Sages disent : "Fais-toi un maître." Bien plus, le terme "Fais-toi" a même une connotation de contrainte, soulignant qu'il doit être ainsi, même si le disciple ne le désire pas. Du reste, il s'agit en l'occurence, de notions évoquées par les 'Hassid, qui ont un grand niveau d'abstraction. L'erreur en la manière est donc aisée et d'autant plus dommageable. Et, de ce fait, il ne suffit pas de se faire un "maître". On doit, en outre, "acquérir" un ami avec lequel on pourra s'entretenir de ses problèmes. Ainsi, selon l'expression de l'Admour Haémtsahi, on pourra liguer deux âmes divines contre une seule âme animale. Téléchargez la version intégrale
Qualité Juive
Vous me demandez qu'elle est la valeur spécifique de l'amour du prochain qui, de fait, existe également chez les autres nations, puisque l'on peut constater qu'un anglais aime les Anglais. Il existe cependant, une différence et celle-ci, qui est fondamentale, est exprimée par le verset : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même." Pour aimer sa propre personne, on n'a nul besoin de constater que l'on possède des qualités, intellectuelles ou émotionnelles, émanant du coeur, de la pensée, de la parole ou de l'action. Il est dit, bien au contraire, que "l'amour propre, occulte toutes les fautes." Il en est donc de même pour l'amour du prochain. Il faut l'aimer pour lui-même, sans raison, sans considérer ses qualités. (Lettre du Rabbi, lettre n°8867) Téléchargez la version intégrale
L'argent qui dort
Vous m'avez adressé votre compte rendu d'activité, pour l'année passée. Je dois dire et souligner que je ne suis pas du tout satisfait d'apprendre qu'il reste, dans votre caisse de bienfaisance, un montant conséquent par rapport au budget de l'année. Même si l'on pouvait penser qu'il n'y a plus de pauvres, j'ai déjà dit que la bienfaisance s'exerce également envers les riches. Que fait une somme pareille dans une telle caisse ? (Lettre du Rabbi, lettre n°8337) Téléchargez la version intégrale