La mezouza représente la beauté et la splendeur véritable du foyer juif. Elle couronne la maison juive et tous ceux qui y habitent d'une aura de splendeur et de beauté spirituelle.
Lois relatives à la mezouzah
Rabbi Yossi , fils de Yehouda, dit : " Une porte qui se distingue par une mezouza, ni ange du mal, ni Satane, ni aucun mal ne peuvent s'approcher d'elle, car le saint Béni soit-il garde cette porte; même au moment où l'ange destructeur pourrait sévir, il voit alors le nom de D... inscrit sur la porte et s'enfuit, comme il est écrit : " l'ange destructeur ne pourra entrer dans vos maisons pour sévir ". L'homme doit donc veiller particulièrement à la mezouza. (Zohar 'Hadache, Ruth, chap.4)
Quand l'obligation commence-t-elle ?
La Torah fait obligation aux hommes et aux femmes, de fixer une mezouzah aux portes de leurs maisons. Cette loi s'applique tant aux locataires qui louent ou occupent gratuitement la maison qu'aux propriétaires en Israël. L'obligation, pour tout un chacun, commence dès l'occupation des lieux. Cependant, en Diaspora, cette obligation incombe immédiatement au propriétaire; un locataire ou emprunteur a l'obligation de fixer une mezouzah seulement après avoir habité les lieux plus de trente jours. La période de trente jours commence dès l'instant où le locataire ou l'emprunteur a fait un repas ou a passé la nuit. Cependant, si l'on signe un bail ou si l'on verse des arrhes pour un an ou plus, certains décisionnaires sont d'avis que l'on doit fixer la mezouzah dès l'occupation des lieux et non trente jours après. Par conséquent, en cas de signature de bail, il vaut mieux, pour satisfaire à toutes les opinions, fixer immédiatement une mezouzah sans bénédiction, puis l'enlever après trente jours et la remettre avec une bénédiction.
Si l'on construit une autre pièce dans une maison louée ou empruntée qui a été déja occupée pendant plus de trente jours, il faut fixer une mezouzah au moment ou la pièce est totalement finie, puisque l'obligation de mettre une mezouzah a déja commencé. La fin du trentième jour commence dès la tombée de la nuit, donc après le trentième jour (le tout début du trente et unième jour). Si le trente et unième jour tombe un Chabbat ou Yom Tov (jour de fête) la mezouzah est fixée le trentième jour avec une bénédiction. Si le trentième jour tombe aussi un Yom Tov, on doit la fixer le vingt neuvième jour avec une bénédiction.
Une maison que l'on loue ou dont on est propriétaire que pour quelques jours par semaine ne nécessite pas une mezouzah. Deux associés juifs locataires ou propriétaires d'une habitation ont l'obligation de fixer une mezouzah. Cependant, si l'un des associés n'est pas juif, l'obligation de fixer une mezouzah demeure uniquement si le non-juif n'occupe pas les lieux. Si le non-juif habite également, il faut fixer une mezouzah sans bénédiction. L'entrée dans un appartement ou une maison qui sert tant à des juifs qu'à des non-juifs est soumise à l'obligation de la mezouzah à condition qu'elle ne risque pas d'être endommagée ou souillée.
La Torah est le moyen que D... a choisi pour faire exécuter Sa Volonté. Et seul un peuple comme le Peuple Juif peut dévoiler la lumière divine dans le monde matériel en utilisant ce dernier comme support de sainteté. Exemple : quand un juif élève une bête, et que de sa peau, il va confectionner un parchemin de Mezouzah sur lequel il va écrire (ou faire écrire) les deux premiers paragraphes du Chéma, et qu'ensuite, il va fixer une mezouzah aux portes de sa maison, ce juif aura sanctifié : 1) sa maison et tout ce qu'elle renferme 2) sa bête dont il a utilisé la peau pour faire la Volonté de D... 3) sa terre d'où la bête a extrait l'herbe que D... a fait pousser 4) et bien d'autres étapes qui lui ont permis d'accomplir la mitsvah de la mezouzah. Toutes ces étapes auront été des véhicules qui ont servi à réaliser la Volonté profonde de D... lors de la Création.
La bonne intention Bien que la pose de la mezouzah ne doit pas toujours viser d'obtenir des récompenses et des gains matériels, néanmoins, les conséquences de cette mitsvah sont bénéfiques à l'homme dans ce monde. C'est la propriété inhérente à la mezouzah que de protéger le foyer juif. Considérer la mezouzah comme une amulette, un fétiche ou un talisman, serait comparable au serviteur d'un roi qui prendrait la couronne royale et l'utiliserait à des fins personnelles. N'est-il pas une chose plus honteuse que cela ? Maimonide affirme, sans ambages, que l'on ne doit pas considérer la mezouzah comme une amulette ou un fétiche (Maimonide, Lois de la Mezouzah chap.5/4, Tour Yoré Déah 288 fin).