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Lag Baomer - Chavouot
Lag Baomer Un jour de joie pour Rabbi Chimone Nous comptons quarante-neuf jours entre Pessa'h et Chavouot. Le 33ème jour («La-G») s'appelle Lag Baomer. Ce jour-là cessa une terrible épidémie qui avait frappé mortellement les 24.000 élèves de Rabbi Akiva : il n'en survécut que cinq ! Par ailleurs, ce jour-là marque aussi la «Hiloula» (anniversaire du décès du Juste), de Rabbi Chimone Bar Yo'haï. Celui-ci avait demandé que ce jour devienne un jour de fête en son honneur, car c'est ce jour-là qu'il délivra son enseignement ultime : le Zohar, le livre de la Splendeur, oeuvre fondamentale de la Kabbala. L'histoire d'un caroubier et d'une source Rabbi Yehouda, Rabbi Yossi et Rabbi Chimone étaient assis non loin de Yehouda, un fils de prosélytes. Rabbi Yehouda entama la discussion en observant : «Quel raffinement dans les oeuvres de ce peuple (les Romains) ! Ils ont construit des routes, des ponts. Ils ont érigé des thermes». Rabbi Yossi resta silencieux. Rabbi Chimone bar Yo‘haï répondit : «Tout ce qu‘ils ont fait, ils l‘ont fait pour leur propre bénéfice. Ils ont construit des marchés et y ont placés des prostituées, des bains, pour s‘y rajeunir, des ponts pour lever des péages pour eux». ************ Chavouot Le don de la Torah L‘étude de la Torah avant et après le Sinaï Chavouot : Les Dix Commandements La paracha Ythro nous donne le récit de ce qui, plus que tout autre événement biblique, dépasse absolument nos capacités de représentation : la révélation de D.ieu au Sinaï et le don des Dix Commandements. De cette Révélation et de ce don, on peut cependant, à la lumière de la Tradition, comprendre dans une certaine mesure les effets et, en ce qui concerne nos vies concrètes, les enjeux qu‘ils imposent, aujourd‘hui avec la même force qu‘hier. Des commandements ont étés donnés avant le Sinaï : ainsi les sept lois ont-elles été offertes en partage aux enfants de Noé c‘est-à-dire à l‘humanité toute entière. Mais ces lois, justement, ne concerne que l‘ici bas où vit l‘humanité. Elles entendent fonder la morale, non seulement individuelle mais également sociale, par laquelle peut se construire le projet humain. Au Sinaï, c‘est une révolution qui s‘est opérée. Une révolution dont le champ a été la Création toute entière. Pour décrire la situation qui prévalait avant le Sinaï, le Midrache emploie une métaphore : « Le roi interdit aux habitants de Rome de descendre en Syrie et à ceux de Syrie de monter à Rome » Deux territoires coexistaient. Mais ils étaient séparés par une infranchissable frontière. Ces « territoires » étaient le « ciel » et la « terre » ou, pour quitter la métaphore, les mondes spirituels et le monde matériel. Le Roi, D.ieu, a ouvert la frontière. C‘est à dire que la Parole qui a jailli au Sinaï a pénétré la matière même du monde. Et que les Commandements portés par cette Parole sont l‘expression de Sa Volonté. Il appartient, maintenant, aux Juifs de les vivre au quotidien, dans les actes concrets de leur vie terrestre pour permettre, en retour, l‘élévation de ce monde. Ce projet là n‘est plus seulement humain. Il ne s‘agit plus seulement d‘humaniser un monde demeurant cependant clos dans sa finitude. Il faut le spiritualiser et, ce faisant, ouvrir l‘horizon messianique où s‘aperçoit l‘apogée vraie de l‘entière humanité. |