Se disputer en paix Allez vous coucher en colère... disputez-vous avec votre conjoint... Cela peut sembler à première vue une drôle de m"thode pour obtenir la paix dans son couple, mais ça marche !
Nous étions jeunes mariés quand nous avons reçu un jeune homme un soir pour le dîner, il découvrait Israël et a atterri à notre table de Chabbat. Je ne me rappelle plus dans quel contexte, mais il nous a posé la question suivante : « Vous ne vous êtes encore jamais disputé, n’est-ce pas?» Son étonnement a été remarquable lorsque nous avons reconnu que cela nous était déjà arrivé, et même plusieurs fois. Son idéal du mariage parfait venait de se briser en mille morceaux. Nous n’avons jamais revu ce jeune homme, mais il est certain que s’il n’a pas reçu de plus amples éclaircissements sur le mariage, il a couru droit à la catastrophe. Le mariage est fait de conflits, on ne peut y échapper. Deux personnes fondamentalement différentes, opposées de par leur sexe et de par certains aspects de leur caractère, se retrouvent dans une intimité permanente. Les désaccords sont inévitables de même que les discussions animées et les disputes. La clef d’un mariage réussi et d’une relation vibrante qui s’enrichit constamment est de savoir se disputer en paix. Les désaccords peuvent en effet être un bon moyen d’élargir son champ de vision et de stimuler sa croissance personnelle. Le véritable secret d’un mariage qui dure n’est pas l’absence de conflits mais la façon dont on les résout. Voici mes conseils personnalisés pour résoudre les conflits avec succès, fondés sur ma propre expérience du mariage et sur l’observation d’amis et de voisins.
NE PERDEZ PAS DE VUE QUE L’OBJECTIF PREMIER EST LA PAIX Nous l’apprenons de la Torah qui place en maints endroits la paix au sein du couple avant d’autres commandements. Comme l’énonce ce dicton des Maximes des Pères (1 : 12) : « Soit parmi les disciples d’Aharon qui aiment la paix et la poursuivent. »
ALLEZ VOUS COUCHER EN COLERE Pour tous les vétérans des cours préparatoires au mariage, cette idée peut paraître révolutionnaire. En prodiguant des conseils lors de conférences avant le mariage, l’un des orateurs à certainement dit aux futurs époux : « N’allez pas vous coucher si vous êtes en colère ». Contrairement à la croyance populaire, ceci n’est pas la meilleure méthode. D’expérience, vous admettrez que le soir, tout semble plus noir (au propre comme au figuré) – les soucis mineurs sont exagérés, les peurs et les angoisses sont magnifiées. Dans cet état d’âme, on ressent la souffrance plus intensément et il est très facile de se laisser entraîner dans la spirale infernale de disputes et récriminations. La meilleure politique est donc d’attendre le lendemain. En agissant ainsi, vous vous apercevrez souvent que le sujet qui paraissait brûlant la veille a perdu de son importance. A la vive lueur du jour, ce problème pour lequel vous avez débattu des heures durant à travers des flots de larmes et en ressentant cruellement le besoin de dormir, semble maintenant trivial. Vous vous regardez dans le miroir en vous demandant : « De quoi s’agissait-il au juste ? » Et si après une bonne nuit de sommeil qui vous a permis de retrouver votre calme, la question s’avère toujours urgente, il vous sera plus facile de discuter de manière rationnelle et productive dans la lumière plus douce du jour.
NE VOUS AVOUEZ PAS VAINCU DES LE DEPART Quand nos amis Audrey et Richard se sont mariés, Richard oubliait fréquemment d’appeler à la maison pour voir si tout allait bien, pour dire qu’il avait du retard, etc. Blessée de ce manque d’attention, Audrey a décidé de ne plus lui parler. Richard s’en est trouvé perplexe : « Si tu trouves que nous ne communiquons pas suffisamment, pourquoi réagis-tu en cessant de me parler ? » Audrey souhaitait une plus grande intimité, mais sa réaction au manque d’attention apparent de son mari a été de le repousser. C’est un schéma classique. Les femmes sont souvent peinées du manque d’attention de leur mari, mais au lieu de profiter de leur présence quand ils sont là et de discuter de solutions éventuelles, elles réagissent en s’emmurant dans le silence. Le mari est vexé et confus et un cycle destructeur se met en place. Expliquez à votre mari ce que vous attendez de lui, laissez-le exposer ce qu’il est en mesure de faire. Et quelle que soit votre décision pour atteindre une plus grande paix dans le couple, ne rejetez pas votre conjoint, vous ne ferez qu’en souffrir.
AVOIR RAISON N’EST PAS LA QUALITE SUPREME Au fur et à mesure que la date du mariage approchait, David et Chantal aménageaient leur future maison. Chantal choisit un tapis magnifique. Comme il n’était pas vraiment du goût de David, celui-ci le manifesta. La discussion s’envenima et David alla consulter un conseiller conjugal. Il s’avéra que le tapis importait peu à David, mais qu’il craignait en cédant de perdre toute autorité au sein du couple. Il a voulu montrer qui était le patron, parce qu’il aime sentir qu’il a toujours raison. Malheureusement, leur mariage n’a pas duré longtemps. (Chantal aimait elle aussi faire les choses à sa manière.) Pour une relation durable, l’attachement et l’attention sont plus importants que le fait d’avoir toujours raison. La stabilité et le bonheur dans le mariage dépendent de : a. votre capacité à vous interrompre au milieu d’une dispute pour vous demander : Quel est le véritable problème ?’ b. votre capacité à écouter de manière logique un argument imparable du point de vue de l’autre c. votre capacité à accepter la défaite sans garder rancune d. votre capacité à comprendre que la défaite n’en est pas une, parce que si vous résolvez le conflit de manière agréable et avec bonne volonté, ce sera votre victoire à tous les deux. Pour encourager des échanges plus productifs, une solution consiste à déterminer à qui le problème tient le plus à cœur. Peut-être que personne n’a ni tort ni raison, qu’il ne s’agit pas d’un problème moral particulier, mais que cette question représente juste plus pour l’un que pour l’autre. Vous n’êtes pas d’accord avec votre conjoint, vous avez de bons arguments à invoquer, mais vous l’aimez et vous voulez son bonheur. Alors si c’est tellement important pour lui, cédez. Ceux qui veulent toujours avoir raison se sentent souvent très seuls.
CHOISISSEZ VOS BATAILLES Combien d’histoires n’avons-nous pas entendu de tubes de dentifrice mal fermés ou de chaussettes qui traînent ? Je ne comprends pas. Si vous trouvez le tube de dentifrice ouvert et que cela ne vous plaît pas, fermez-le, combien de secondes cela vous prend-il ? Comme si cela ne vous arrivait jamais d’oublier quelque chose ? Cela peut paraître ridicule, mais nous avons tendance à accorder trop d’importance à des futilités. Cela traduit parfois un problème plus profond. Mais souvent, c’est simplement l’accumulation de tensions quotidiennes à vivre ensemble qui s’exprime jusque dans les moindres détails. Mon amie Myriam a cette obsession avec les serviettes. Elles doivent toutes être pliées et accrochées dans la salle de bain. Son mari ne fait jamais attention et laisse les serviettes en boule après les avoir utilisées. Myriam aurait pu gentiment faire la remarque à son mari, mais comme il est du genre étourdi, il ne s’en souviendra probablement jamais. Elle pourrait tempêter, crier, taper du pied et faire une scène au sujet de ces serviettes, son mari comprendrait peut-être, mais cela en vaudrait-il vraiment la peine ? Myriam est une femme intelligente et dévouée. Elle a donc décidé de remettre elle-même les serviettes soigneusement en place. Et c’est ce qu’elle fait depuis seize ans ! Pourquoi imposer nos petites exigences aux autres ? Il y a bien trop d’autres sujets d’importance qui demandent une réflexion et des discussions approfondies et qui sont susceptibles de provoquer des disputes pour que nous gaspillions notre énergie inutilement.
USEZ DE VOTRE EMPATHIE Cela peut paraître hors sujet, mais les gens en viennent trop souvent à la dispute, parce qu’ils ont accumulé une souffrance. Nous tirons cette leçon de l’histoire de Caïn et Abel. Caïn était profondément malheureux que D.ieu ait refusé son offrande. Il a donc cherché querelle à Abel. Il a trouvé un prétexte (le Midrash suggère l’argent, les femmes ou les biens, les coupables habituels), mais la véritable cause était sa peine. Sam a eu un mauvais jour au bureau. Son patron n’a pas aimé sa nouvelle idée pour la campagne publicitaire et il n’a pas mâché ses mots pour le lui dire. Sa secrétaire a envoyé d’importants courriers aux mauvaises adresses et son ordinateur a crashé. Alors quand Sam est rentré et que sa femme lui a annoncé en souriant que le dîner aurait un peu de retard, il a explosé. Inutile de dire que sa femme, Debby, lui a servi une réponse de son cru et que la soirée a été complètement gâchée. Si Debby avait réussi à garder son calme, elle aurait vu que son mari était extrêmement contrarié. Elle aurait tout de suite compris que quelque chose n’allait pas et aurait essayé de l’apaiser en lui proposant son aide. Cela demande en effet beaucoup d’abnégation et de sang-froid, mais imaginez un instant que votre patron vous ait crié dessus, ne garderiez-vous pas votre calme? Et si un agent de police vous interpellait, ne vous mordriez-vous pas la langue pour répondre poliment ? Votre conjoint n’est-il pas plus important ? Votre mariage n’est-il pas plus précieux ? Beaucoup connaissent l’histoire célèbre de Rav Aryeh Levin qui se rendit avec sa femme malade chez le médecin et déclara : « La jambe de ma femme nous fait mal. » Telle était leur expérience de l’unité et leur partage de la souffrance. Vous avez le choix : 1. Vous vous querellez avec acrimonie : vous ne blessez pas seulement votre conjoint, mais vous vous occasionnez également beaucoup de peine et vous abîmez votre mariage par la même occasion. 2. Vous travaillez à une résolution du conflit à l’amiable : votre lien conjugal s’en trouve renforcé et vous approfondissez votre sentiment d’intimité et d’attachement.
Vos objectifs ne font qu’un. Quelle sorte de mariage voulez-vous ?
25% des couples divorcent dans les quatre premières années de leur mariage. Comment peut-on expliquer ces statistiques accablantes ?
"Je ne sais pas pour toi", m'a dit m'a femme la semaine dernière, "mais moi, je suis toute joyeuse. Voici vingt ans que nous sommes mariés, et une étude parue dans le journal d'aujourd'hui, indique qu'ayant dépassé cette échéance, seulement 4% d'entre nous vont divorcer." "En fait", ajouta ma femme, "nous devrions faire la fête, car 25% des couples divorcent au cours des quatre premières années de mariage. Nous sommes mariés depuis cinq fois plus longtemps. Quel succès fabuleux !" A en croire une étude récente sur le divorce effectuée par l'Association Canadienne du Droit de la Famille, 25% des mariages finissent par un divorce dès les premières quatre années. Ce chiffre vous choque ? Il signifie que sur 4 mariages auxquels j'assiste, il y en aura un qui débouchera sur un divorce. Tous ces visages émus et radieux des couples sous le dais nuptial, devant leurs parents et amis réunis pour participer à la création d'une nouvelle famille, le quart d'entre eux se dirige vers un échec !!! Les chiffres semblent être quasiment les mêmes chez les Juifs et chez les non Juifs, il semble bien que c'est pareil. Riches ou pauvres, Juifs ou non, l'étude indique que le quart des mariages se solde par un échec. Pourtant, et c'est drôle, je me souviens que lorsque j'étais adolescent ma mère me disait : "Les Juifs ne divorcent pas." Et elle avait raison. Dans la petite ville où j'ai grandi, on ne comptait que deux familles dont les parents avaient divorcé. Alors, qu'a-t-il bien pu se passer en un quart de siècle? Qu'est-ce qui a rendu fausse l'assertion de ma mère? L'époque apporte-t-elle un changement inéluctable??? Quelle peut bien être la cause de ce qui a provoqué un changement aussi radical et d'une telle envergure, dans une des entreprises les plus importantes de notre vie ? On évoque diverses causes, certes. Mais l'expérience des conseillers conjugaux fait apparaître une cause majeure dans la plupart des mariages qui ont échoué. Il y a un facteur qui semble avoir joué dans la plupart de ces échecs : nous avons appris, à notre époque, à être des "preneurs". La télévision, les affiches, les magazines, tout nous pousse à prendre. On nous dit: Vous méritez ceci. Essayez ceci. Offrez-vous une interruption dans votre travail. Faites ce qu'il vous plait. Les slogans plus séduisants les uns que les autres, nous incitent à prendre ce que nous désirons, à faire ce que nous désirons, et à ne penser qu'à nous-mêmes. Comme c'est dommage que la Tora ne dispose pas de panneaux publicitaires bien à elle. Car la Tora nous apprend à donner, non à prendre. Elle nous enseigne que si on donne, on reçoit. Avant le mariage, il faut apprendre que la différence entre l'acte d'intimité dans le couple et l'amour, se situe au niveau de la pensée. Pour un même acte, si l'idée des époux est de rendre heureux l'autre, c'est de l'amour. Si on ne pense qu'à soi, alors c'est un vulgaire acte physique, égoïste. Cette intimité dans le couple peut être sainte, lorsqu'elle est don de soi et amour dans le cadre du mariage.
Deux personnes qui prennent ne forment pas un couple. Ce sont deux individus, et chacun d'eux est seul, même qu'ils sont ensemble.
Si notre existence est une suite d'acte de preneurs, nous perdons notre lien, notre relation avec autrui. Au contraire, si tous deux, nous donnons, alors notre relation est solide. Lorsque deux personnes donnent, les deux reçoivent. Lorsque deux personnes prennent, elles ne forment pas un couple; elles sont deux individus, et chacun d'eux est seul, même en compagnie de l'autre. Donner l'un à l'autre crée et entretient une véritable relation. Donneurs et preneurs, tout se réduit à cela. D'ailleurs, c'est facile à comprendre. Mais plus difficile à réaliser. (...) Téléchargez la version intégrale
Le Dr. Michael Tobin est psychologue depuis 30 ans et sa spécialité est la thérapie familiale et la thérapie de couple. Dr. Tobin exerce à Jérusalem dans le privé, il est également directeur et superviseur du Centre de Conseil d’Israël et de l’Union Orthodoxe où il forme et supervise des conseillers religieux au mariage et à la thérapie familiale. Il nous fait part de ses réflexions sur la façon de transformer une relation enlisée dans la négativité en une relation reposant sur la confiance et la sécurité.
L’amour est un sentiment très délicat. Il fuit une atmosphère chargée de reproche, de colère et de sarcasme et s’épanouit dans un contexte de respect, d’acceptation et d’honnêteté. Les cinq prescriptions suivantes (si elles sont suivies consciemment et consciencieusement) transformeront une relation enlisée dans la négativité en une relation reposant sur la confiance et la sécurité. Pourquoi avoir choisi une liste de tabous plutôt qu’une liste de suggestions positives ? (...) Téléchargez la version intégrale
Mariage ou... ( Imminence Magazine n°10 )
L’alliance du mariage : un lien éternel
Rav Avraham Kass est un travailleur social et un thérapeute des problèmes du couple et de la famille ainsi qu’un éducateur renommé. Il est l’auteur de Wisdom Scientific, un programme d’éducation personnelle. Il réside à Thornhill, Ontario au Canada.
Un jeune homme, séparé depuis quelque temps de sa femme et de son enfant, n’arrivait pas à décider s’il devait divorcer ou tenter de se réconcilier. Il demanda conseil à un « professionnel ». Celui-ci lui demanda : « Eprouvez-vous encore des sentiments d’amour envers votre femme comme à l’époque où vous vous êtes mariés ? Sans hésiter, le mari esseulé répondit, « Je ne crois pas ». « S’il en est ainsi, statua le professionnel, consommez la rupture et quittez-la pour de bon. » Est-il cependant correct d’asseoir la stabilité d’un mariage sur des sentiments passagers de confort ou d’amour ? Ou bien y a-t-il quelque chose de plus important que cela ? (...) Téléchargez la version intégrale
Vivre mieux à deux : apprenez comment parler à votre conjoint
Il y a quelques années, un dessin animé très connu mettait en scène la scène suivante : deux hommes assis dans un bar en train de boire de la bière. Sous le regard attentif de son compagnon, l’un d’eux confie : « Si j’avais su ce qu’était le mariage, dès le lycée, j’aurais rejoint les partisans de la controverse ».
Heureusement, pour la plupart, nous ne considérons pas le mariage comme un débat ininterrompu. Même s’il existe dans chaque couple des moments où la communication n’est pas optimale. La preuve la plus flagrante d’une mauvaise communication, est la fréquence des querelles. Une autre preuve, moins évidente, est lorsque l’un des époux ne se sent pas apprécié, considéré, respecté, lorsqu’il a le sentiment d’être incompris. (...) Téléchargez la version intégrale
La Pureté Familiale -> La pureté familiale -> Le mariage : une institution divine -> Les références bibliques -> Qu'est-ce qu'un bain rituel ? -> Les normes -> La notion de pureté et d'impureté -> L'impureté ou absence de sainteté -> La finalité de la chute s'accomplit dans l'ascension -> La descente fait partie de l'ascension -> La signification de l'immersion dans l'eau; agent de purification -> Science et Pureté Familiale -> Savoir quoi répondre -> L'union harmonieuse entre le corps et les lois de pureté
La pureté familiale
La pureté familiale, en hébreu Taharat Hamichpa’hah, constitue le fondement le plus solide du mariage juif. Elle est la base de la véritable santé physique, morale et spirituelle de toute la famille. La pureté, la sainteté ont toujours caractérisé la famille juive. Fondé sur les préceptes de notre Torah, la « Torah de Vie », le mariage juif est désigné par le terme « Edifice Eternel ». Tel une grande, stable et durable construction, aux solides assises, il frappe par son développement harmonieux, par sa pérennité tout au long des convulsions de l’histoire, malgré tous les bouleversements d’un monde souvent hostile. Assurant le respect mutuel des époux, garantissant l’équilibre des enfants, la Pureté Familiale, a de tous temps été le rempart inviolable du foyer juif.
Elle est le secret de notre survie en tant que peuple et en tant qu’individus. Ainsi nous enseignent nos Sages : « Vous méritez le titre d’homme car c’est dans la pureté que vous êtes nés ». Quand ils vivent en observant les lois de la Taharat Hamichpa’hah, les parents créent pour leur enfant, comme pour eux-mêmes, un environnement favorable. Ils mettent au monde un être qui porte en lui, tant physiquement que spirituellement, la marque d’un plus grand raffinement. (...) Téléchargez la version intégrale
Le mariage : une institution divine
Lorsque Bilam, le prophète des nations, découvrit les tribus d’Israël, déployées dans le désert, l’esprit divin s’empara de lui et, malgré lui, porta le témoignage suivant : « Quelles sont belles vos tentes, ô Jacob, tes demeures, ô Israël ! ».
Pendant des millénaires, la famille juive continua à susciter l’admiration universelle et ces paroles du prophète servirent à évoquer cette atmosphère spécifique qui imprègne un foyer juif traditionnel, ambiance de paix et de sérénité, de chaleur et de lumière, de réserve et de pureté, d’une merveilleuse harmonie. Il ne fait aucun doute que l’étonnante et mystérieuse survie du peuple juif est due essentiellement à cette cellule familiale qui s’avéra la forteresse la plus sûre contre tous les éléments de désintégration qui l’ont menacée au cours des siècles. (...) Téléchargez la version intégrale
Les références bibliques
Le mikvé est le plus souvent utilisé pour la purification de la femme après sa menstruation. Bien que cela ne s’adresse qu’aux femmes mariées, il y a des ramifications importantes pour les jeunes filles également. D’après la définition de la Torah, une femme a le statut de « niddah » depuis le début de ses règles jusqu’à son immersion dans le mikvé. Et la Torah nous dit : « Lorsqu’une femme éprouvera le flux (le flux de sang qui s’échappe de son corps) elle restera sept jours dans son isolement, et quiconque la touchera sera impur jusqu’au soir » (Lévitique 15.19). (...) Téléchargez la version intégrale
Qu'est-ce qu'un bain rituel ?
Le mot hébreu mikvé désigne une « mare » ou « retenue d’eau ». Ce terme de mikvé est mentionné en suivant, dans le verset « Toutefois, d’une source ou citerne, assemblement d’eau, il sera pur… » (Lévitique, chap.2, verset 36). La Torah n’énonce pas clairement ce qu’est un mikvé et ne parle pas non plus de son utilisation. Comme nous le verrons, néanmoins, ces deux points sont finalement inclus dans ce verset. C’est cependant dans la Torah Orale que toutes les règles et les lois associées au mikvé sont énumérées. (...) Téléchargez la version intégrale
Les normes
Une description d’un mikvé prendrait plusieurs pages, comme nous allons bientôt nous en rendre compte, et même là, il y aurait place à des incompréhensions et des erreurs. De même pour les lois compliquées relatives aux Téfilines, tsitsit à la cachrout ou au respect du Chabbat : dans tous ces cas, il est beaucoup plus simple et plus exact de définir une pratique plutôt qu’une théorie descriptive. Ainsi, par exemple, toute famille observante connaît les lois fondamentales du respect du Chabbat. Il faut cependant être un homme d’études zèlé pour dominer tout ce qui a été dit au sujet de l’observance du Chabbat. Tout ce qui a trait à un mode de vie s’enseigne mieux oralement que par écrit. (...) Téléchargez la version intégrale
La notion de pureté et d'impureté
Ce ne serait point une exagération que de dire que l’impureté et la pureté sont deux concepts, deux notions de la Torah souvent mal interprétés. En l’occurrence, les lois de niddah et de Pureté Familiale suscitent très souvent le tollé général et des réactions très diversifiées. Pourquoi, se demande-t-on, une femme est-elle taxée « d’impure », téméah, pendant sa période menstruelle ? Pourquoi, à cause d’un processus naturel de son corps, doit-elle éprouver un sentiment d’infériorité ? Les questions sont nombreuses. Soyons clairs : ces objections relèvent, au départ, d’une erreur fondamentale . (...) Téléchargez la version intégrale
L'impureté ou l'absence de sainteté
La ‘Hassidout explique que par essence, l’impureté spirituelle se définit comme l’absence de kedouchah, de sainteté. La kedouchah est appelée « vie », « vitalité » ; c’est tout ce qui émane et tout ce qui est unifié avec la Source de Vie : le Créateur. Le Peuple Juif , par exemple, est appelé « vivant » par référence au verset : « Vous qui êtes attachés à l’Eternel, votre D.ieu, vous êtes tous vivants, aujourd’hui » (Deut. 4/4). (...) Téléchargez la version intégrale
La finalité de la chute s'accomplit dans l'ascension
A ce niveau de l’exposé, nous devons faire la distinction entre plusieurs types d’impureté et poser la question fondamentale : pourquoi l’impureté existe-t-elle ? Quelles sont sa fonction et sa finalité dans le schéma divin de la création ? Le Tout Puissant a créé chaque chose avec son contraire, déclare le Livre de l’Ecclésiaste (7 : 14) et la ‘Hassidout de commenter, qu’aux forces de la sainteté correspondent des forces d’impureté identiques, parallèles. D’une certaine manière, la contrepartie de la sainteté a été créée pour donner à l’homme le libre-arbitre. (...) Téléchargez la version intégrale
La descente fait partie de l'ascension
Le Rabbi de Loubavitch nous offre une compréhension encore plus profonde de la nature intrinsèque de ces « chutes », de ces « descentes ». Puisqu’en fait, la descente est une préparation nécessaire à l’ascension, et qu’en définitive, le but ultime de toute descente est l’élévation qui en résulte, la descente n’est alors rien moins qu’une partie intégrante de l’ascension elle-même. Apparemment, nous avons à faire à une descente ; intérieurement, cette descente représente déjà un aspect de l’ascension. (...) Téléchargez la version intégrale
La signification de l'immersion dans l'eau; agent de purification
Quel est le rôle du mikvé dans le processus de transformation de l’état de tamé (impur) à tahor (pur) ? La ‘Hassidout nous donne encore une fois la réponse. Pour s’élever d’un niveau à un autre, une période transitoire d’annulation s’impose. L’analogie suivante nous sera d’un grand secours pour comprendre ce phénomène. Lorsqu’une graine est plantée dans la terre, elle doit d’abord se désintégrer, perdre sa première forme, pour pouvoir pousser. Pareillement, pour parvenir à un niveau supérieur, l’on doit au préalable « perdre », annuler, voire « désintégrer » son niveau antérieur. (...) Téléchargez la version intégrale
Science et pureté familiale
La vie du couple : un projet divin. La Pureté Familiale représente le fondement, la base la plus solide de l’édifice qu’est la famille juive. Le Judaïsme n’a jamais prôné l’ascèse ; il n’a jamais considéré les relations physiques sous un œil austère, comme si elles étaient source du mal ; le mariage ne représente pas plus, aux yeux du Judaïsme un exutoire, lui permettant d’assouvir ses passions dans des limites légales. (...) Téléchargez la version intégrale
Savoir quoi répondre
De nos jours, à force de rationalisme, on adopte souvent une attitude de mépris envers les lois de pureté. On les considère comme surannées, incompréhensibles, illogiques. La jeune femme qui en rit se considère comme une femme « moderne ». Et, avec un geste de dédain et de dégoût, elle anéantit toutes les mitsvot et les règles de vie qui ont été observées pendant trois milles ans ! Afin de savoir quoi répondre, voici quelques réflexions puisées dans le monde de la médecine et de la psychologie. Nous devons cependant souligner que toute mitsvah est un commandement divin, et en tant que tel, il est impossible d’en découvrir la ou les raisons véritables. Nous tenterons d’expliquer la chose d’après notre entendement. Nous n’avons pas l’audace de prétendre que ces explications constituent les véritables raisons de la loi divine. (...) Téléchargez la version intégrale
L'union harmonieuse entre le corps et les lois de pureté
Les jours d’abstinence et les règlements de la pureté sont liés aux changements physiologiques qui affectent spécifiquement la femme. Chaque mois, au milieu du cycle menstruel, mûrit un ovule à la périphérie de l’un des ovaires qui est ensuite évacué vers la trompe de la matrice. (...) Téléchargez la version intégrale