Une base pour les miracles Voici venu le temps des miracles. En célébrant 'Hanoucca, nous commémorons non seulement les miracles vêcu par nos ancêtres au temps des Asmonéens, mais nous espérons et nous prions pour que de tels miracles (ou de plus grands) surviennent à notre époque. "Puisse le Miséricordieux accomplir des miracles en notre faveur, comme il l'a fait autrefois pour nos ancêtres à cette époque". C'est la courte prière que nous récitons pendant la fête de 'Hanoukah. Une étude plus approfondie de la fête de ‘Hanoukah et de son contenu hsitorique nous donne « la clef des miracles ». En fait, nous devons poser une base sur laquelle se manifeste le miracle. La base représente l’effort que nous fournissons pour nous rapprocher de D.ieu, bien que ce geste soit insignifiant par rapport au miracle que nous attendons. Nous n’avons ni assurance, ni garantie de voir le miracle s’accomplir, cependant, nous devons faire notre devoir et prier D.ieu afin qu’Il nous accorde Sa délivrance miraculeuse. L’histoire de ‘Hanoukah est bien connue : après avoir bouté l’armée grecque hors de Jérusalem, les Asmonéens se sont précipités vers le Beth Hamikdache (le Temple de Jérusalem). Ils le trouvèrent saccagé et profané. Les Grecs avaient souillé toutes les jarres d’huile d’olive pure. Mais les Cohanim (les prêtres) souhaitaient ardemment rallumer la Ménorah le soir même (25 Kislev), avec de l’huile consacrée et pure. Après d’harassantes recherches, ils découvrirent, dans une cachette, une petite fiole d’huile pure, cachetée par le sceau du Grand Prêtre. La fiole contenait la quantité suffisante pour une seule nuit. Sans hésiter, ils remplirent les sept lampions de la Ménorah et l’allumèrent. Miraculeusement, elle resta allumée pendant huit jours, le temps qu’il leur fallut pour fabriquer de la nouvelle huile d’olive pure. Rabbi Joseph Caro, dans son « Beth Yossef » (Orakh ‘Haim, ch.670) soulève la question suivante : pourquoi nos Sages ont-ils décrété que ‘Hanoukah doit durer huit jours ? Puisqu’il y avait suffisamment d’huile pour une nuit, le miracle n’a duré, en fait, que sept jours. Voici les trois réponses qu’il propose : a) Au tout début, les Asmonéens ont fait huit parts d’huile, et chaque soir ils en versaient une dans les godets de la Ménorah. La quantité d’huile (seulement 1/8e de la fiole) bien que faible, était suffisante et la Ménorah resta allumée jusqu’au lendemain matin. Ainsi un miracle se produisit chaque soir, y compris le premier soir. b) Autre explication : la première nuit, après avoir entièrement vidé la fiole d’huile dans la Ménorah, ils constatèrent que la bouteille restait pleine, ainsi le miracle fut évident dès le premier jour. c) Troisième explication : la première nuit, ils versèrent toute l’huile dans la Ménorah, et celle-ci resta allumée toute la nuit. Le matin, cependant, lorsqu’ils arrivèrent, ils constatèrent que les godets de la Ménorah étaient toujours pleins ; et ce miracle se reproduisit pendant huit jours. Le « Tourei Zahav » s’interroge sur la validité de ces trois explications dans la mesure où on ne trouve aucun indice prouvant que le miracle se produisit de telle ou telle façon. Si c’était le cas, les Sages du Talmud nous auraient éclairés en nous signalant l’une de ces réponses pour qu’on sache comment s’était manifesté le miracle dès le premier soir. Aussi, il nous propose une autre explication : En voyant que l’huile avait miraculeusement duré pendant huit jours, on comprend rétrospectivement que le miracle a commencé la première nuit. Cette interprétation est basée sur un principe du Zohar que l’on trouve dans l’analyse d’une histoire suivante du Tana’h (Rois II, ch.4). L’épouse d’un fils de prophète se plaignit au prophète Elicha. Elle lui raconta que son mari était mort et que ses créditeurs voulaient prendre ses deux fils comme esclaves.
Le conseil du prophète Elicha lui dit : « Qu’est-ce qu’il y a dans ta maison ? ». Elle répondit que tout ce qu’elle possédait était une jarre d’huile d’olive et rien d’autre. Il lui conseilla d’emprunter chez ses voisines tous les récipients vides qu’elle trouverait. Ensuite elle devait retourner chez elle avec ses fils, fermer la porte et remplir d’huile tous les récipients qu’elle avait apporté, en les mettant de côté au fur et à mesure où ils seraient pleins. Ses fils l’aidèrent et elle remplit l’un après l’autre tous les récipients vides. Il y eut un miracle, car elle réussit à remplir tous ces récipients avec le contenu de sa jarre d’huile. Mais dès qu’il n’y eut plus de récipients vides, l’huile cessa de couler. Le Zohar nous enseigne que D.ieu n’accomplit pas de miracles et n’envoie pas de bénédiction s’il n’y a pas une base (aussi petite soit-elle) sur laquelle poser et développer ce miracle. D.ieu envoie alors Sa bénédiction afin de multiplier à l’infini cette base. Mais lorsque le récipient est vide, D.ieu n’envoie pas Sa bénédiction pour créer une nouvelle entité. Ce principe s’applique aussi aux Asmonéens. Si toute l’huile avait brûlé la première nuit, il n’y aurait pas eu de base pour que le miracle se manifeste. C’est pourquoi, dès la première nuit, il fallait qu’il reste un peu d’huile dans la Ménorah, bien que celle-ci restât allumée toute la nuit. Cette petite quantité restante fut « la base » du miracle Divin pour augmenter cette quantité et la faire durer pendant huit jours. Ainsi le miracle fut évident dès la première nuit ; l’huile brûla toute la nuit sans que la quantité nécessaire soit consommée. L’enseignement pour nous est clair. Le Talmud affirme qu’un Juif ne doit pas compter sur un miracle. Et si l’on se met dans une situation dangereuse en pensant que D.ieu nous fera un miracle, alors D.ieu ne nous fera pas de miracle. Par contre, D.ieu veut que l’on fasse un effort, un « kéli », un récipient qui sera apte à recevoir la bénédiction divine. Le diction populaire ne dit-il pas « Aide-toi, le Ciel t’aidera ». A nous donc de prouver à D.ieu que l’on ne désire pas le « pain de la honte », une bénédiction ou un miracle qui nous tombent du Ciel sans qu’on l’ait mérité. Chabtai Y. COEN
• 6 cuillères de sucre • 2 sachets de vanille • 6 cuillères d’huile végétale • 2 cuillères de levure eschée • 2 oeufs • 1 kilo de farine • 1/3 de cuillère de sel • 4 cuillères de brandy • 1 verre et demi d’eau environ, selon le besoin • Râpures d’ écorce de citron
Préparation : Préparer la pâte, mélanger le tout, laisser lever, pétrir a plusieurs reprises. Couvrir. Former des petites boules. Couvrir. Frire sur feu moyen. Garder le feu moyen, une huile trop chaude donnera une souvgania pâteuse, une huile pas assez chaude donnera une souvgania huileuse. Goûter s’il le faut, afin d’avoir la maîtrise de la température de l’huile. Vous augmenterez de quelques calories, mais les compliments que vous recevrez valent la peine d’une demi heure de sport après.
Choux-Choux de Hanouccah
Préparation : 25mn Cuisson : 15mn Ingrédients (pour 6 personnes) • 600 g de pâte à choux
Préparation : Réaliser la pâte à choux. Faire chauffer l'huile dans une friteuse à 180° C. A l'aide d'une cuillère, prélever des petits morceaux de pâte. Les plonger dans la friture chaude. Laisser dorer quelques minutes de chaque côté. Mettre sur du papier absorbant et saupoudrer de sucre glace.
C'est léger et délicieux !
Soufganioth Beignets
• 500 g de farine • 1/2 verre d'huile • 1/2 verre de sucre • 1/2 verre d'eau • 3 oeufs • 30 g de levure de boulangerie
Préparation : Délayer la levure dans de l’eau tiède. Ajouter un peu de farine (1 cuilléere à soupe) et laisser reposer 15 minutes. Mélanger la farine, le sucre, l’huile, les œufs et la levure et travaillez la pâte pendant 10 minutes. Laisser reposer 1 heure et demi sous un torchon. Versez la pâte sur un plan fariné. Etalez-la sur ½ cm d’épaisseur. Découpez-la en petits disques. Trempez les beignets dans de l’huile à 170° et frire pendant 5 minutes. Saupoudrez de sucre glace ou de sucre semoule.
Latkes - Levivot
• 1kg de pommes de terre • 3 oeufs • 6 cuillerées à soupe de farine • 1 oignon • sel, poivre, huile
Préparation : Eplucher et laver les pommes de terre, puis bien les essuyer. Eplucher les oignons. Râper les pommes de terre et les Oignons ; Mélanger à cette purée les œufs puis la farine ; en faire une pâte, saler et poivrer. Pétrir ! la pâte doit être molle. Former des petites boulettes, les aplatir et les faire frire dans quelques cuillerées d’huile. Egoutter et déguster chaud.
Les Latkes peuvent s’accompagner de fromage blanc.