A la lumière des directives du Rabbi (Imminence Magazine n°11)
Dès le début de l'opération au Liban en Juillet dernier se sont fait entendre des voix, celles de «belles âmes» qui demandaient qu'Israël cesse ses bombardements et s’achemine vers un accord de cessez le feu.
Voici ce que déclare le Rabbi à ce sujet : «De l'avis des experts en matière de sécurité, si l'on veut garantir (de façon naturelle) la sécurité d'Erets Israël et celle des Juifs qui y demeurent, on est obligé de mener à sa fin l'opération «Paix pour la Galilée», et non de la laisser inachevée. Car si on ne la termine pas, «...alors, ceux que vous aurez épargnés seront comme des épines dans vos yeux et comme des aiguillons dans vos flancs» (Bamidmar 33,55).
Comme on l'a vu lors des circonstances antérieures, lorsqu'on ne terminait pas l'action dans sa totalité, non seulement cela n'apportait pas le calme et la paix, mais, au contraire, ce manque avait pour conséquence une nouvelle guerre après quelques années. Et même avant ce terme, ne régnait pas une situation de repos et de paix, mais des actes sanglants perpétrés par des terroristes. Ce qui signifie bien que ne pas achever l'action (comme ce qui se passa les fois précédentes) engendre des victimes supplémentaires dont chacune est comparable à un «monde entier»...» (Allocution, du 3 Tamouz 5742-1982)
«C'est un fait patent et connu de tous que l'appréciation des politiciens n’est basée que sur la peur, comme «ne vous attaquez pas aux nations». C'est pourquoi ils ont craint d'entamer une action que l'on pourrait interpréter comme une attaque. Et cette attitude a généré, en plus des blessés, des centaines de victimes, dont les veuves et les orphelins se rencontrent partout dans le pays, et les lâches qui ont empêché la mobilisation assument la fonction de recevoir ces veuves et ces orphelins! Or, malgré tout cela, lorsque arrive une circonstance semblable, comme cette guerre au Liban, l'on refait la même erreur. Il y eut une séance particulière où l'on traita ce genre de question «comment- convient-il d'agir lors d'une guerre comme celle-là?» Et l'on répondit qu'il existait deux voies: celles des militaires, disant qu'il fallait mener à terme l'action avec la plus grande célérité, et que plus vite ils la termineraient, moins il y’aurait de victimes (aussi bien juives que non juives). Et une seconde voie, celle des politiciens, marquée par l’hésitation. Et ceux qui avaient commis cette fatale erreur, lors de la guerre de Kippour, recommencèrent et décidèrent d'agir selon le conseil des politiciens, ce qui provoque de nombreuses victime journalières, et ceci depuis de nombreux mois» ! (Allocution du 19 Kislev 5743)
Les Décisions sécuritaires ne doivent émaner que des militaires
«Afin de recevoir un surcroît d'énergie pour surmonter cette épreuve consistant à mener à terme cette action, sans être impressionnés par ceux qui ont peur, et en particulier lorsque l'on constate les conséquences d'une telle attitude, il est nécessaire de n'écouter que les avis des militaires, experts incontournables en matière de sécurité (sans que ne s'y mêlent des appréciations politiques). Or, tous déclarent de manière claire qu'il est impératif de mener à bout l'opération, car c'est, disent-ils, la seule voie naturelle pour garantir la sécurité et la paix aux Juifs habitant la Terre Sainte. Et puisqu'il s'agit de l'avis de tous ces experts, motivés par des raisons de pure sécurité, cet avis devient une directive divine de la Torah (le Choul'hane Arou'kh), qui vient de nous être révélée à nouveau lors de «la période du Don de la Torah» (Chavouot) C'est donc le seul moyen pour que règnent la sécurité et la paix véritables, ce qui signifie qu'avant d'avoir le privilège de la perfection en matière de paix (lors de la Délivrance prochaine), tous les enfants d'Israël vivront une situation dont la Torah dit «vous vous reposerez sans crainte». De plus, seul l'achèvement total de l'opération, d'une manière qui assure la sécurité et la paix pour tous les Juifs habitant la Terre Sainte, peut donner un sens au sacrifice de ceux qui sont tombés lors de cette opération (que D.ieu venge leur sang!). Parce que chacun d'entre eux était un «monde entier », dont la survie est prioritaire à l’accomplissement de toute la Torah, et du fait que l’on était contraint de mener cette opération pour assurer la sécurité des Juifs de la Terre sainte, on se voit dans l’obligation d’achever complètement cette action pour donner un sens, pour autant que cela est possible, à leur sacrifice. On évitera ainsi d’autres sacrifices et l’on n’aura plus à déplorer la perte d’une seule personne d’Israël, l’équivalent d’un « monde entier ». Que D.ieu fasse que l’on ne recommence pas cette fois l’erreur des fois précédentes, mais que l'on termine totalement l'opération, avant que les mêmes personnes timorées n’envoient des émissaires pour supplier (les nations) de reprendre ces territoires, comme cela s'est passé les fois précédentes. Et que l'on ne soit pas influencé par ces lâches, qui tentent d'empêcher l'action, car il n'y a évidemment pas de quoi être influencé par eux, alors qu'ils n'ont aucune réponse lorsqu'on les interroge sur les raisons qui les poussent à rééditer les erreurs passées, au vu des conséquence présentes. Et leur silence est la réponse la plus claire. Et que « s'éveille en eux un esprit suscité d'en Haut» pour qu'il modifient leur raisonnement, et que tous se tiennent «comme un seul homme, d'un seul cœur», afin de prendre la décision de se conduire selon les directives de D.ieu, codifiées dans Sa Torah, «Torah de vérité», et «Torah de vie», la directive authentique. (Allocution du 12 Sivan 5742)
Pourquoi le Président a t-il quitté la Capitale ?
Lors des premiers jours de la guerre, le Président des Etats-Unis George Bush, se trouvait en Allemagne, puis au Sommet du G8 qui se tenait en Russie. Lorsqu'on le questionna sur les événements du Proche-Orient, il exprima son soutien à Israël. Lors d'une réunion de presse qui se tint en Allemagne le soir même, il sembla qu'il était davantage préoccupé par le dîner qu'il allait prendre que par ce qui se passait sur la frontière d'Israël.
Voici la déclaration du Rabbi en rapport avec la situation: « Le président des Etats-Unis a quitté la capitale pour une dizaine de jours ,et cela constitue une excellente occasion pour achever l’opération « paix pour la Galilée » sans la moindre pression des Etats-Unis. Car même si tout le monde sait que l’on peut faire pression à partir d’un lieu éloigné, le fait de pouvoir disposer d’un alibi ( se trouver loin de chez soi et ne pas savoir avec précision ce qui se passe) permet d’ajourner une décision. C’est pourquoi l’on peut, au cours de ces dix jours, terminer l’opération et éradiquer totalement le danger qui menace la sécurité des juifs sur la terre d’Israël. Tout cela fait que même sans tenir compte des miracles évidents dont sont témoins les soldats, l'on peut achever l'opération pendant ces dix jours... Pourtant, l'on n'a toujours pas mené celle-ci à son terme à cause des politiciens qui font obstruction. En conséquence de cela, on provoque l'émergence de difficultés supplémentaires et de victimes supplémentaires, D.ieu nous en préserve ! (Allocution du 3 Tamouz. 5742)
Notre Action
Quand à nous, nous avons le devoir de renforcer la sécurité des habitants d'Israël, car les périodes de guerre nécessitent une bénédiction supplémentaire.
Voici ce qu'en dit le Rabbi: «Il existe quelque chose qui est sans conteste efficace en la circonstance. C'est lorsque les enfants d'Israël apportent un « plus» à tous les sujets touchant au Judaïsme. En particulier la «campagne des Téfiline», au sujet de laquelle il est écrit : «Et tous les peuples de la terre verront que le Nom de l'Etemel est invoqué sur toi, et ils te craindront». De même à propos de l'inscription des enfant d'Israël dans un Sefer Torah collectif, chacun pouvant acheter une lettre dans celui-ci, ainsi qu'au sujet de la «campagne de Tsédaka», qui équivaut à toutes les Mitsvot et dont la vertu particulière (propice à l'heure actuelle) est de «rapprocher la Délivrance». (Allocution du 3 Tamouz. 5742)
CARNET DE GUERRE
Depuis l’entrée sur le front du Liban, c’est une situation nouvelle qui s’est installée dans tout le Nord d’israël. Malgré l’état d’urgence, les chutes et explosions de missiles et de Katiouchias (roquettes), les émissaires du Rabbi sont devenus des « phares » qui guident éclairent et encouragent une population qui a perdu ses repères…
Depuis le 17 Tamouz, jour où les roquettes ont commencé à tomber sur les villes du Nord, les habitants par milliers ont pris le chemin des abris. Une telle situation n’avait jamais existé dans cette région depuis les temps premiers de la fondation du pays. Le nombre des villes exposées augmente, incluant désormais ’Haifa, Migdal Haémek, Afoula et Tïbériade.
Les habitants de ces villes ont compris que la guerre était entrée dans une phase de danger élevé. Au son des sirènes, et tandis que les habitants se hâtaient vers leur abris, les émissaires de ‘Habad apparurent sur le terrain pour les réconforter et leur transmettre les paroles du Rabbi, au sujet de la confiance à garder en l’Eternel et de la réalisation d'initiatives spirituelles destinées à «anéantir l'ennemi vengeur». A la fin de la même semaine, les agglomérations du Nord étaient semblables à des villes fantômes.
Nombreux étaient ceux qui avaient préféré passer cette période avec des proches demeurant dans le centre du pays. Les rues étaient désertes et les commerces n'ouvraient que pendant un délai minimal. Celui qui n'y était pas obligé ne sortait pas de sa maison. Les émissaires du Rabbi, eux, restèrent tous à leur poste, et allaient de place en place pour fortifier le moral des habitants. Beaucoup de gens se souvinrent alors des paroles pleines d'espoir du Rabbi au moment de la «guerre du Golfe», disant qu'en une telle situation il fallait rester en Erets Israël car «c'était le pays le plus sûr». Ces paroles furent répétées par les émissaires à une population assoiffée de les entendre: «Vous devez», disait le Rabbi à une personne, «publier autour de vous que vous partez en Erets Israël, car il existe des gens qui ont peur et affolent les autres à ce sujet». «C'est l'endroit le plus sûr», dit-il à quelqu'un d'autre, «car c'est le lieu du Temple»... «Ce que je dis vient de l'affirmation catégorique (de la Torah) qui affirme que les Yeux de l'Eternel ton D.ieu y sont posés du début à la fin de l’année.
L'Action sur le terrain
Les actions des émissaires se sont poursuivies dans toutes les villes et agglomérations. A Kyriat Motchkin , près de la maison du soldats enlevé par les terroristes, Rav David Druckman, l’un de ceux qui avaient mené le combat contre le plan d’expulsion du Goush Katif, était venu remonter le moral de la famille du jeune soldat, et déclarait devant les micros que le « Goush Katif s’était étendu jusqu’ici. »
Une grande tension régna lorsqu’on apprit la terrible nouvelle concernant les 8 victimes du missile tombé sur 'Haïra. Rav Druckman rappela à tout ceux qui était venus trouver refuge à la synagogue que le Rabbi demandait un renforcement des prières pour appeler la Compassion Divine, et surtout une insistance sur les deux Mitsvot des Téfiline et de la Mézouza, efficaces dans la protection des enfants d'Israël. A 'Haïfa, à Kiriat Chemouel, à Karmiel, des actions semblables furent réalisées, sous la direction des émissaires principaux de ces villes, respectivement Rav Dov Guinzbourg, Rav Yigal Pizem, le jeune Sharon Hofmaim, et d'autres par centaines. A Tsfat, touchée par des tirs importants, des miracles arrivèrent aussi nombreux que la pluie de katiouchias qui s'abattait sur la ville. Des maisons, dans le quartier 'Habad, furent touchées mais on n'eut à déplorer aucune victime. Le vendredi qui suivit, les tables et tréteaux servant à l'action des Téfiline étaient présents comme chaque veille de Chabbat, et les émissaires ajoutaient à cette Mitsvah celle d'apporter la joie aux passants qui affluaient. Rav Chabtaï Bloch, l'un des activistes sur le terrain, raconte les danses improvisées qui introduisaient un souffle de vie dans une ville fantôme et prouvaient, une fois de plus, que le peuple d'Israël est vivant, et à quel point l'on était convaincu que c'est de cette détresse (en hébreux «Tsara») que surgira la lumière («Tsohar»). Même réaction, même état d'esprit, dans les villes de Naharya et de Chlomi, où Rav Chimeon Gorelick et Rav Benny Nà'houm surent infuser la foi, le courage et l'espoir à la population.
Avec le souhait que cette période de consolation se révèle le terrain propice à la consolation véritable, par la révélation aux yeux de tous de Machia'h Tsidekénou. Alors, nous pourrons clamer «Je te remercie, Hachem, de T'être irrité contre moi… » pour nous conduire à la Délivrance véritable et définitive !