- La finalité de la Création (Imminence Magazine n°14) - L'ère messianique et le résurrection (Imminence Magazine n°11) - Ce qui arrivera fera un monde de différence - Ce qu'a dit le Rabbi à propos de Machia'h - Anecdotes (Imminence Magazine n°9)
La finalité de la Création
Certaines personnes sont surprises de l’accent mis sur les notions du Machia’h et de la Délivrance. Elles trouvent cela exagéré. Bien sûr, ces personnes croient en D.ieu, en la Torah et également en la venue du Machia’h. Ce qu’elles ne comprennent pas, c’est pourquoi il est tellement nécessaire de réfléchir, de parler et d’agir autour de ce sujet. À leurs yeux, le Machia’h et la Délivrance sont une promesse lointaine qui, aussi agréable soit-elle à envisager et à contempler, est totalement déconnectée de ce qui fait notre quotidien. Cependant, et malgré leur bonne volonté, il manque l’essentiel à leur philosophie de la vie. Les thèmes du Machia’h et de la délivrance messianique ne peuvent être considérés comme un sujet secondaire dans le Judaïsme. Il s’agit en réalité de l’essence même de notre vie, de la finalité de toutes nos actions et de la création tout entière. C’est la destinée vers laquelle convergent tous les évènements qui jalonnent l’Histoire de notre monde, passée et présente, ainsi que la mission du Peuple Juif dans son service de D.ieu. Un Juif qui étudie la Torah et pratique le Judaïsme sans être conscient de l’importance de la délivrance est comparable à un aviateur qui ne se concentrerait que sur le maniement des instruments de vol sans se soucier de sa destination.
Faire une demeure pour D.ieu
L’Admour Hazakène (Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi 1745 - 1812) écrit au chapitre 36 du Tanya, « On sait que l’ère messianique [...] est la finalité et l’aboutissement de la création du monde, celui-ci ayant été créé dès l’origine dans ce but. » Le Midrache enseigne en effet que le monde fut créé car « D.ieu désira une demeure dans le monde inférieur ». La création a donc pour objet de satisfaire ce « désir » de D.ieu que notre monde matériel devienne pour Lui une « demeure » où Il « résidera » et se révèlera avec la plus grande intensité. D.ieu a ainsi créé notre monde dans lequel règne l’obscurité spirituelle et où domine le mal, afin que l’homme fasse triompher le Bien sur le Mal et transforme l’obscurité en lumière. Grâce à la Torah et aux commandements divins, l’homme a la capacité de faire pénétrer la lumière divine dans le monde et d’éclairer dans l’obscurité. Chaque Mitsva accomplie, chaque enseignement de la Torah étudié, sont autant de faisceaux de lumière supplémentaires qui contribuent à rendre le monde apte à être une « demeure » pour D.ieu.
Telle est donc la finalité de notre existence et de toutes nos bonnes actions : par le fait que des Juifs étudient la Torah et pratiquent le Judaïsme aux quatre coins du monde, et ce, depuis des générations et souvent au prix d’un lourd tribut, ce monde est devenu un endroit lumineux, empreint des notions de justice et de paix, se rapprochant sans cesse du jour où se réalisera le « désir » du Créateur et qui verra Sa révélation ici-bas dans toute Sa gloire.
Penser à l'aboutissement
Si l’ère messianique est encore à venir, la tâche qui permet de l’atteindre est cependant accomplie aujourd’hui. C’est en effet en temps d’exil que s’opère le raffinement du monde (« Cette plénitude [...] dépend de nos actions et de notre service de D-ieu pendant la durée de l’exil. » Tanya, chap. 37). Cependant, si chacune de nos actions dans le cadre du Judaïsme contribue à la dissipation des ténèbres spirituelles de l’exil, nos yeux de chair ne sont pas aujourd’hui capables de percevoir directement les bouleversements que cela induit dans le monde et la lumière divine qui s’y propage. C’est lorsque tout ce travail atteindra son apogée et que le monde sera digne d’être une « résidence » pour l’É-ternel que le Machia’h viendra et que tout se dévoilera, comme il est écrit : « La gloire de D.ieu se révélera et toutes les créatures, ensemble, seront témoins que c’est la bouche de D.ieu qui a parlé » (Isaïe 40, 5). En conclusion, la venue du Machia’h ne saurait être considérée uniquement comme une récompense ou une rétribution pour ceux qui y ont prêté foi. Il s’agit d’un des treize « principes de la foi juive », auquel se rattache chacune de nos actions. C’est le but de la création du monde et l’aboutissement de notre vie de Torah et de Mitsvot. Occulter la notion de délivrance messianique reviendrait donc à dénier à la création et à nos vies toute finalité. Ainsi, intégrer cette notion nous porte à vivre dans l’expectative de la venue du Machia’h qui marquera l’aboutissement de notre mission et l’entrée dans une nouvelle ère de dévoilement divin. Et lorsque l’on vit avec cela, il est naturel de penser au Machia’h, de prier pour son dévoilement rapide et d’agir jour après jour pour rapprocher son avènement.
Extrait du Livre "Yemot HaMachiah" éd. Tseirei Agoudat Habad, Israël.
Menahem Brod Rav Menahem Brod est le porte-parole du mouvement de la Jeunesse Loubavitch en Israël et le rédacteur-en-chef de l'hebdomadaire "Si'hat Hachavoua"
La foi en la venue du Machia’h - le Messie - est un élément central du Judaïsme, l’un des treize principes de la foi énoncés par Maimonide selon lequel chaque Juif se doit de croire en lui et d’attendre sa venue. Parmi les dix-huit bénédictions que compte la prière tri-quotidienne de la Amida, pas moins de six expriment la demande à D.ieu que la Délivrance intervienne au plus tôt. Pourquoi ce sujet, qui semble a priori secondaire en regard de l’importance de croire en D.ieu et d’accomplir Ses commandements, revêt-il un caractère si fondamental ? A la veille de la fête de ‘Hanoucca, la fête des lumières, et en ces temps particulièrement troublés où l’espérance en la venue de Machia’h se fait de plus pressante, Imminence Magazine consacre un Dossier spécial à cette question...
Pourquoi attendons-nous Machia’h ?
De prime abord, il semble que la venue du Messie soit un fait qui ne concerne que l’avenir. La Torah écrite contient de nombreuses prophéties qui traitent de « la fin des temps » en lesquelles, en tant que Juifs croyants, nous avons évidemment foi. Cependant, concernant le Machia’h, la Torah nous enseigne que la simple foi n’est pas suffisante. Au-delà de la croyance, il nous est requis au quotidien une attente impatiente, une prière continuelle, une expectative empreinte d’un espoir vers lequel s’oriente toute notre vie. Ceci nécessite d’être bien compris. Car, en effet, pourquoi un bon Juif ne pourrait-il pas étudier la Torah et servir convenablement son Créateur sans qu’on exige de lui d’attendre la venue du Machia’h avec une telle intensité ? (...) Consultez la version intégrale
Nos existences ont été modelées, nos modes de vie façonnés, nos ambitions formées. De même pour les buts que nous nous étions fixés. Nos succès. Et le regard que nous portons sur la vie. Tout cela a été, peu à peu, comme sculpté par ce qui nous est déjà arrivé au cours de notre existence. Nos expériences nous ont changé et ces changements nous ont mûris. Maintenant, quelque chose est sur le point d’arriver dans votre vie dont vous n’avez jamais fait l’expérience. Et quand cela arrivera, cela changera votre vie. Ma vie. Notre vie. La vie du monde entier. Cela donnera une nouvelle vie à la vie. Ce qui est sur le point d’arriver, on en parle depuis plus de 3300 ans. On écrit à ce sujet depuis plus de 3300 ans. On prie pour cela depuis plus de 3300 ans. Et des millions d’hommes l’attendent. Depuis plus de 3300 ans. Ce qui est sur le point d’arriver, c’est Machia’h, le Messie.(...) Téléchargez la version intégrale
Ce qu'a dit le Rabbi à propos de Machia'h
Dans les toutes premières années du leadership du Rabbi, le thème essentiel qui a émaillé constamment ses discours et qui a servi de toile de fond aux activités qu’il a déployé sans relâche tout au long de sa direction du Mouvement Loubavitch, fut, sans conteste, la venue de Machia’h. Ce qui suit ne représente que quelques extraits seulement de ses discours qui ont pour but de mettre en évidence à quel point l’urgence et la centralité de ce thème étaient chères au Rabbi.
Machia’h la finalité de nos souffrances Depuis le jour où je suis allé au ‘héder (école d’études intenses de torah), et en fait bien avant cela, la vision de la future Rédemption commença à prendre forme dans mon esprit : la Rédemption du Peuple Juif de leur dernier exil. Une Rédemption dont l’ampleur et la grandeur nous feront prendre pleinement conscience de la finalité de nos souffrances et de funestes décrets d’annihilation dont nous avons fait l’objet tout au long des siècles… C’est alors que nous pourrons nous exclamer : « Je Te louerai, O mon D .ieu, car Tu as lancé Ta colère contre moi ». Extrait d’une lettre du Rabbi. 11 Nissan 5710
Notre génération Notre génération est la dernière génération de l'Exil et la première de la Redemption. Tout dépend maintenant de nous. (...) Téléchargez la version intégrale
Anecdotes
Dollar de Berakha
Un dollar ; une solution, une réponse, une délivrance, un sourire et une bénédiction. Le dimanche, lorsque le Rabbi distribuait des dollars, il répondait aussi à des questions et aux remarques que les gens faisaient sur différents sujets. Les anecdotes suivantes sont à cet égard très significatives.
Tout le monde doit participer Une femme vint voir le Rabbi et lui dit : « Rabbi, depuis des années on compte sur vous pour amener le Machia’h. Que s’est-il passé maintenant ? C’est une trop grande responsabilité pour nous. Nous voulons que vous ameniez le Machia’h ». Le Rabbi répondit : « Si cela est impossible pour le Peuple Juif tout entier, comment cela est-il possible pour moi ? Je ne suis qu’une personne et vous… » Le Rabbi se désigna du doigt et dit : « Si je suis un Rabbi, alors j’ai dit clairement que tout le Peuple Juif doit participer, y compris vous-même et cette personne (il montra du doigt les gens autour de lui). (...) Téléchargez la version intégrale