Its’hak Rabin était un agnostique invétéré, et timide à l’excès. C’est pour cela qu’en ce jour de printemps 1972 où il dut longuement attendre son entrevue avec le Rabbi de Loubavitch au 770 Eastern Parkway à Brooklyn, il était passablement tendu. Yéhoudah Avner, diplomate israélien, auteur de l’article qui suit paru dans le Jérusalem Post, fut l’assistant et le conseiller de quatre premiers ministres israéliens (Golda Méir, Its’hak Rabin, Mena’hem Begin, et Chimon Peres) et ambassadeur d’Israël en Irlande et en Australie. Retour sur images…
Sa gêne était d’autant plus apparente qu’il se tenait parmi une multitude d’hommes barbus qui s’affairaient autour de lui, tous identiquement vêtus de redingotes et de chapeaux noirs et tous pareillement indifférents à la peinture craquelée, au lino fissuré et à l’indéfinissable odeur qui régnait dans cet édifice de style Tudor qui abritait le quartier général du mouvement Loubavitch mondial. Its’hak Rabin était à l’époque ambassadeur d’Israël à Washington et son président , Zalman Shazar, lui avait demandé de transmettre en personne ses vœux au Rabbi de Loubavitch, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, à l’occasion de son soixante-dixième anniversaire. Il était donc là, avec sa kippa de barmitsva bleue et or précairement perchée sur sa tête qui lui donnait un air de touriste dans un pays exotique. (...) Téléchargez la version intégrale
Le Capitaine crie : "Ouvrez les yeux : Machia'h arrive !"
Cet article reprend l’allocution prononcée par Rav Adin Even Israël Steinsaltz, à l’université George Washington de Washington DC
Avraham inventeur du monothéisme ? « Le jour de la disparition de notre patriarche Abraham, tous les grands hommes des nations se mirent en rang pour venir prononcer son éloge funèbre. » Ce texte du Talmud (Talmud Bava Batra 9) présente une étonnante ressemblance avec cette cérémonie qui marque le premier anniversaire de la disparition du Rabbi de Loubavitch. Les grands hommes des nations se réunissent pour évoquer notre grand homme. Qu'on me permette de parler d'Abraham. (...) Téléchargez la version intégrale
Une bougie doit toujours rester allumée
Le Talmud rapporte que lorsque Rabbi Yehoudah le Prince, auteur de la Michnah (connu aussi sous le nom de Rabbi) fut sur le point de quitter ce monde, il convoqua ses enfants et leur donna l’instruction suivante : « Il faudra toujours veiller à ce qu’une bougie soit allumée à ma place, que ma table soit dressée, et que mon lit soit fait. » Le passage d’un Tsadik (Juste) d’un monde à l’autre implique une élévation spirituelle qui permet à ce Juste d’accéder à un service divin infiniment supérieur à celui qu’il a réalisé de son vivant dans ce monde, comme nos Sages l’affirment : « Les Justes ne connaissent point de repos tant dans ce monde que dans le monde futur », ainsi qu'il est écrit : « Ils s'élèveront d'une étape à l'autre » dans la mesure où leur ascension et leur élévation spirituelles sont toujours constantes. (...) Téléchargez la version intégrale
De nombreuses commémorations nationales dans le cadre du 900ème anniversaire de la disparition de Rachi, avec l’inauguration d’une grande exposition itinérante et l’impression d’un timbre à l’effigie du grand maître français. Mais qui était Rachi ? Que savons-nous de sa vie, de son œuvre ?
On sait peu de choses de la vie de Rachi car il s’est dissimulé derrière son œuvre, et il a fallu la science moderne pour débarrasser son histoire des légendes qui l’avaient illustrée. Jusqu’à Léopold Zunz (1794-1886), qui a renouvelé en général la science historique et littéraire juive, il ne courait sur Rachi que des contes apologiques et quasi-mythologiques. Ainsi, on a longtemps montré à Worms (qui se prétendait sa patrie) le retrait providentiel d’un mur qui, s’effaçant tout à coup, aurait permis à sa mère enceinte d’échapper aux roues d’une voiture, etc… L’erreur principale était celle qui portait sur son nom. D’après l’identité d’autres personnages, on avait interprété le sigle de son nom par Rabbi Salomon Yarhi, de Yaréa’h, « lune », et on l’avait fait natif de Lunel. (...) Téléchargez la version intégrale